… Where are the wild things?

Rappelle-toi, c’était ya un an.  Tout juste. Vingt-quatre ans dans les dents. Et l’alcool dans mes pieds, dans ma bouche, dans mon sang, trop ivre pour descendre correctement la rue des Martyres. Entrainée par l’élan de la pente. Dévaler. Comme les enfants à la sortie des écoles. Se casser la gueule, les genoux les premiers sur le bitume. Parce que mes deux pieds gogoles n’ont jamais su s’accorder. S’aider de ses deux mains à plat sur le sol sale pour bondir comme un animal, reprendre son élan. Hurler sauvagement, à plein poumon, et  grogner  férocement, derniers souffles avant le sommeil éthylique.

JE. SUIS. UN. MAXIMONSTRE.

Ce soir, pelotonnée dans ma vie tranquille et enveloppée dans la fièvre d’un samedi soir malade, je repense à cette instinctive liberté, à ce flux, cette énergie débordée.C’est à peu près ce que j’avais ressenti en voyant le film de Spike Jonze.

Retrouver des années après ce petit garçon que je n’ai pas été.

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Classé dans #6 Samedi/Dimanche : Gossip

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