Dès qu’il s’agit de Super, les SuperConnasses se jettent dessus.
C. m’avait fait part de son envie de voir ce super film, quand il est sorti inaperçu, un mercredi d’octobre. Je lui avais évidemment ri au nez, encore un super navet super nul super américain et super boutonneux : du film d’ado à la American Pie.
Et puis finalement, un après-midi de désœuvrement, je jette un coup d’œil au vidéo club et ô joie ô bonheur penche pour ce film super pas sérieux, location uniquement motivée par la présence de Michael Cera.
Mais oui, l’amoureux de Juno en short plus jaune que jaune.
Et moi, Michael Cera avec sa super dégaine de looser, son ton sarcastique et sa gueule à droopy, il m’émeut. il me fait quelque chose, il me plaît bien comme acteur, quoi.
Supergrave, c’est Clint Eastwood qui rencontrerait Woody Allen à la sauce Adam Sandler – tout ça en moins bien quand même – action, trash et super mauvaises blagues, toujours super pire.
Mais c’est un regard super attendri qu’on porte sur ces trois bouffons dans leurs derniers jours de lycée, leur dernière super soirée avant d’entrer à la fac. Et on se dit avec un petit pincement au cœur qu’on aurait pu se retrouver à leur place, si on avait été des garçons américains, si on avait été super moches et super graves.
Un american teenage movie un peu indé parfois, ça fait du bien.