Du 7 mai au 11 aout 2008
Centre George Pompidou
Traces du sacré, ou quels liens subsistent-ils entre la spiritualité et l’art en occident ? Tel est le vaste et ambitieux défi que se sont lancé Alfred Pacquement et Jean de Loisy, respectivement directeur du centre Pompidou et commissaire de l’exposition.

Salvador Dali, Le phénomène de l’extase
Trop ambitieux peut-être. Devant la profusion des propositions artistiques abordant le thème du sacré depuis le début du XXème siècle, le véritable miracle aurait été que la scénographie n’en pâtisse pas. Mais point de miracle : Les oeuvres s’accumulent sur les murs comme les visiteur dans les étroites salles d’exposition, et ils sont nombreux à avoir répondu à l’appel du casting de rêve…
Dans le désordre et pour ne citer que les plus célèbres Dali, Rothko, Munch, Dix, Bacon, Pollock, Kandinsky, Mondrian, Leger, Le Corbusier, Picasso, Man Ray et plus récemment, Filliou, Kapoor, Nauman, Hirst et Cattelan.

Man Ray, Le Minotaure
Man Ray, La prière
Mais, comme pour illustrer par l’exemple le manichéisme religieux, Jean de Loisy a choisi d’exposer le meilleur et le pire. Et même si le Bien triomphe finalement sur le Mal et que la qualité de certaines oeuvres réussit la prouesse de faire oublier la faiblesse de certaines autre, faute de repartir avec la foi, on repart avec l’idée que l’ennemi du bien c’est de toute évidence le trop.
Maurizio Cattelan, Him



8 commentaires
24 mai 2008 à 18:25
Françaises, français.
L’aspect confiné de l’exposition, le trop plein d’oeuvres… Tout cela m’a fait penser à l’intérieur d’une vieille demeure, d’une maison rongée par le temps, où les propriétaires maintenant âgés ont rangé, entassé, encadré, mille traces de leur vie. Il suffit de peu pour que vous tombiez sur un couple un peu bigot, et là, vous aurez affaire à une profusion d’objets religieux, mystiques, chargés d’un souvenir sacralisé.
En ce sens, les commissaires n’ont pas raté leur coup: nous évoluons bien dans les longs couloirs des appartements d’une maisonnée spirituelle, et sanctifiant le souvenir.
Cette abondance trouve alors tout son sens.
Je vous laisse ici, et me retire loin de l’agitation parisienne.
Général C. de Gaulle.
27 mai 2008 à 15:35
Et je ne peux que vous conseiller la bd “Kiki de montparnasse” par Catel et Bocquet, aux éditions “casterman écritures”, pour en savoir plus sur Man Ray, et sa muse Kiki..
27 mai 2008 à 19:15
Camarades.
De façon générale, dans le respect des règles établies lors de notre dernier congrès je ne peux que rebondir et conseiller “La voleuse du père fauteuil”, de Omond et Yoann, aux éditions Poisson Pilote. Un bande dessinée qui réconcilie l’humour avec le coup de crayon, l’alliance parfaite de l’intellectuel et du maître d’oeuvre!
29 mai 2008 à 21:56
C’est évident! Un post bande dessinée sur S.C s’impose de lui même!
2 juin 2008 à 18:09
Ok. A vos plumes, on publiera le plus savoureux d’entre vous, ou vous tous.
2 juin 2008 à 21:10
Let’s roll babydoll!
3 juin 2008 à 20:50
Je pense exactement pareil : bien mais trop ambitieux ; le sujet a fini par leur échapper.
Benjamin
http://www.playlistsociety.fr
20 juin 2008 à 16:34
Somehow i missed the point. Probably lost in translation :) Anyway … nice blog to visit.
cheers, Throbbingly!!!