Monumenta 2008 : Richard Serra

Richard Serra

Monumenta 2008
07 mai - 15 juin 2008
Grand Palais. Paris

Contempler une oeuvre de Richard Serra c’est un peu comme visiter New York pour la première fois, manger le côté gauche du champignon d’Alice aux pays des merveilles, croire en Dieu… On est plus rien, c’est effrayant et rassurant à la fois.

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Photo @ SuperConnasses

…Enfin c’est ce qu’on ressent d’habitude, parce qu’à l’occasion de la deuxième édition de Monumenta, Richard Serra a choisi la monumentalité du vide : le vertige.

Cinq plaques de dix sept mètres de hauteur sur quatre de largeur, légèrement inclinées, s’érigent sur l’axe transversal de la nef du grand palais, lui restituant ainsi toute sa verticalité et permettant, une fois n’est pas coutume, d’admirer le grand palais sans qu’une scénographie labyrinthique n’en vienne gâcher la splendeur.

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Sur ce point ci le pari de Richard Serra est donc réussi : parvenir à structurer le lieu par la présence d’éléments sculpturaux qui, selon le point de vue du spectateur, se succèdent dans leur alignement ou ne s’y inscrivent que par la tranche. Créer une oeuvre dont les possibilités sont infinies car chaque visiteur selon sa position en a sa propre perception.

Mais pour ce qui est de la monumentalité il faudra revenir l’année prochaine. Car si l’oeuvre est effectivement réussie et finit de conférer à son créateur le titre de génie, sa monumentalité ne tient, à mon sens, qu’à l’exception de son contexte.

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