14 mars 2008...16:30

Banksy : la subversion bankable

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Depuis presque vingt ans le mysterieux pochoiriste/justicier anglais Banksy, oeuvre la nuit tout de noir vêtu, pour peindre des graffitis mêlant avec ironie poésie et activisme politique. Mais ce n’est en 2005 qu’il se fait connaître internationalement en intervenant à plusieurs reprises sur le mur marquant la frontière entre Israël de la Cisjordanie.

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Ces interventions subversives lui feront atteindre une cote record pour un artiste de rue, et lui vaudront d’être comparé  à Keith Haring ou Basquiat (rien que ça !)

A titre d’exemple, une fresque murale du quartier de Nothing Hill (voir ci-dessous) avait été mise en vente sur ebay et vendue pour la modique somme de 208.100 livres soit 275.746 euros, qui ne comprennent pas les frais de découpage du mur, le déplacement de l’oeuvre et la reconstruction du mur.

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Les prix qu’ont dernièrement atteint ses oeuvres sont donc difficilement compatibles avec les valeurs anti-capitalistes revendiquées par l’artiste, mais Banksy est un vrai Super-héro (qui a piqué son concept à Robin de Bois) : “C’est un problème facile à résoudre –au lieu de te plaindre, tu en fais don. Je ne crois pas qu’il soit possible de faire de l’art inspiré par la  pauvreté dans le monde puis d’empocher le pactole. Ça serait trop ironique, même pour moi.” 

Angelina Jolie, Kate Moss, Jarvis Cocker et Blur figurent parmis ses meilleurs acheteurs et investissent quelques centaines de milliers de dollars pour ses peintures, mais si vous ne pouvez pas vous le pemettre, il vous reste encore la solution de l’eurostar.

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