Love Motel et tes nuits ne seront plus pareilles

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En 1996, après plusieurs groupes rock et quelques séparations fracassantes, Love Motel s’envole pour New York avec un sampler. Commence alors une période intense de collaborations avec des artistes aussi déjantés qu’inspirés (dont un performer slave qui faisait exploser des nains de jardin sur scène) et un bassiste japonais rencontré à la Knitting Factory.
Retour en Suisse et sortie d’un 3 titres éponyme aux ambiances feutrées dont « Room 3 » sera sélectionné sur la compilation électro Hosomaki Mix.

Paru en 2003 sur le label parisien Intoxyène, « Après le paradis… » est un subtil mélange de guitares saturées, d’électro et de gimmick house. Dense et sensuel, l’album est reconnu en Suisse mais aussi en France (Trax et Rolling Stone) et en Allemagne où Love Motel jouera beaucoup (Popkomm de Berlin, C/O Pop de Cologne, Batofar et Tryptique à Paris…). En 2006, Love Motel est sélectionné sur la compilation électro suisse de Couleur 3 avec le titre « Lucky Day ».
Love Motel partage son temps entre les concerts, les projets parallèles (compose un disque de musique électronique pour les enfants avec Kid Chocolat) et les remixs (Water Lilly, Sinner DC, Solange la Frange, Kid Chocolat…).

ACTU : Love Motel sera en concert au Social Club le 2 Avril avec Solange La Frange !

Un mot préféré ?
Bigoudi

Un mot détesté ?
Carapace

Une drogue favorite ?
Tout ce qui est sucré

Un bruit préféré ?
Le vent la nuit

Un son détesté ?
NRJ

La chanson que tu aurais aimé écrire ?
Ashes to Ashes de Bowie

Un livre/film culte:
Do Androids Dream of Electric Sheep ? de Philip K Dick
La Soif du Mal d’Orson Welles

Un juron favori ?
Mille milliards de mille sabords

Qui est à la table de ton dîner de con ?
La famille Bush au grand complet

Qui est à la table de ton dîner d’excellence ?
John, Paul, George et Ringo

Qu’aimerais-tu que St Pierre (et Miquelon) te dise aux Portes du Paradis ?
Désolé, mais nous n’avons pas de réservation à votre nom…

Tu pleures quand…-
Je regarde la télévision

Quel est le pire tue l’amour ?
Les dessous pas chics

Ta pire faute de goût ?
Des tiags avec des pantalons militaires pou aller chercher des croissants

Un petit plaisir honteux ?
Une convention de fanfares et de majorettes dans la Suisse profonde

Et ta mère, elle en pense quoi?
Elle pense que je suis banquier

Le site web sur lequel tu zones ?
www. motiongraphics. ch

Le meilleur spot pour sortir près de chez toi ( c’est où chez toi d’ailleurs ?)
A Genève, le Comptoir dans le quartier des Pâquis

Ta superconnassitude ?
Rayer la carrosserie des 4×4

Patti Smith : Land 250

28 mars - 22 juin 2008
Fondation Cartier -
261 boulevard Raspail, Paris 14ème

(communiqué de presse)

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Si le nom de Patti Smith évoque avant tout l’égérie de la scène punk-rock new-yorkaise, l’artiste explore également les arts visuels et la poésie depuis la fin des années 1960. L’exposition à la Fondation Cartier couvre les différentes facettes de sa création. C’est en 1967 que Patti Smith commence à prendre des photographies qu’elle utilise dans des collages.
En 1995, elle revient à la photographie avec un vieil appareil Polaroid Land 250. «L’immédiateté du procédé photographique m’a procuré un sentiment de libération, en comparaison avec le processus long et compliqué du dessin, de la musique ou de la poésie.» Pour l’essentiel, Patti Smith photographie des sujets chargés de sens à ses yeux: les pantoufles de Robert Mapplethorpe, le lit de Virginia Woolf, la machine à écrire d’Hermann Hesse et les couverts d’Arthur Rimbaud.

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D’autres polaroïds constituent un enregistrement visuel de ses nombreux voyages. L’exposition présente par ailleurs une sélection de ses dessins, dont plusieurs sont prêtés par de prestigieuses institutions, tels le MoMA et le Centre Pompidou, ou encore par des collections privées. Tout à la fois intenses et subtils, ces dessins témoignent d’un sens du trait calligraphique et sont entremêlés de textes et de poésie. Ils incarnent le côté solitaire de l’artiste.
En parallèle, son intérêt pour les collaborations artistiques s’exprime dans les films réalisés par Robert Frank, Robert Mapplethorpe et Jem Cohen ainsi que dans la performance sonore de The Coral Seaavec Kevin Shields. Un court métrage sera spécialement tourné par Patti Smith sur commande de la Fondation Cartier. Enfin, l’exposition présentera des objets chers à l’artiste et provenant de ses archives personnelles, parmi lesquels des manuscrits originaux, une photographie prise par Constantin Brancusi ou encore une pierre recueillie au bord de la rivière où Virginia Woolf mit fin à ses jours.

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Reflétant la multitude de domaines artistiques explorés par Patti Smith, l’exposition se veut un projet global et ne se limite pas aux seules salles d’exposition. Ainsi, la Fondation Cartier donne carte blanche à Patti Smith pour la programmation des Soirées Nomades, durant lesquelles elle chantera seule ou accompagnée de son groupe et se prêtera à des lectures informelles de poésie.
La librairie de la Fondation Cartier deviendra pour un temps la bibliothèque personnelle de l’artiste. Ses choix de livres, de disques, de films et d’objets permettront aux visiteurs de pénétrer la richesse de son univers.

Dans ces bras-là, l’invitation au désir

« J’ai les mains agréables.
Vous savez très bien que vous ne
Trouverez pas ailleurs qu’avec moi
La force qu’il vous faut et que je suis
L’homme »

A Paul Claudel, Camille Laurens dit Oui. Et signe un livre qui est à la fois un hommage et un catalogue.
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De ceux qui nous prennent à ceux que l’on jette, de ceux qui nous font à ceux qui nous brisent, Dans ces bras-là, paru en 2000, témoigne des multiples silhouettes masculines qui peuplent la vie d’une femme. Un millésime, en quelque sorte.Au commencement, il y a le père, évidemment. Une figure récurrente dans la vie de cette narratrice, une déception pour celui qui rêvait de garçons. Qu’à cela ne tienne, elle se rattrape en leur vouant une passion physique et charnelle : « les acteurs, les chanteurs d’opéra, les grands sportifs, dont m’émeuvent les courses folles, les montées en puissance, la douleur, la violence, la maîtrise, le malheur, j’admire ces corps, ces nerfs tendus comme des cordes, les exploits, les records vers quoi ils s’élancent dans la solitude dérisoire de leur rêve sublime : accomplir ce qu’aucun ne fit jamais – ne pas mourir, tenir à bout de bras le poids du monde. Etre des dieux. »

Du premier amour à l’amant, de l’époux à l’enfant mort, Camille Laurens scrute cette valse du désir, de la possession et de la perte qui rythme nos vies à tous. A l’échelle de l’histoire d’une femme, elle esquisse l’histoire des hommes dans la vie d’une femme, de cette passion de l’un pour l’autre, ce qu’elle a de grandiose et de saisissant, d’indispensable. Ce faisant, elle écrit un hymne à l’amour, et ce qui y est lié de souffrances, d’inquiétudes et de jouissances. Un roman fort, une invitation à l’Autre.

« Ce que c’est qu’un homme ?
La voix, la taille, la pointure, la barbe, la moustache, la pomme d’Adam, la verge, les testicules, la testostérone, le sperme, la prostate, les poils, la calvitie, le prépuce, le gland, la masse musculaire, l’éjaculation, les poignées d’amour.
La force, le courage, le sens de l’orientation, les réflexes, l’esprit de synthèse, la parole donnée, la galanterie, l’activité, l’énergie, l’autorité.

La violence, l’agressivité, la grossièreté, la lâcheté, la faiblesse.

L’alcool, le tabac, le jeu, le sport, les copains, la chasse, les revues porno, le briolage, les voitures, les femmes.

L’homme de Dieu, l’homme de paille, l’homme de peu, l’homme de rien - un milieu entre rien et tout.

L’homme à abattre, l’homme à gages, l’homme à bonnes fortunes, l’homme à femmes.

L’homme et la femme.

L’homme né de femme.»

A bord du Darjeeling Limited

Allez-y…

Pour les couleurs, les odeurs, le changement d’air, la folie furieuse, les plumes

Allez-y si vous avez des frères et soeurs (et si vous n’en avez pas non plus d’ailleurs)

Si vous êtes hypocondriaque, allez-y

Pour le voyage aussi

Parce que vous avez aimé la vie aquatique et que la, c’est différent

Parce que rien n’est toujours rose et que ça nous arrange bien dans le fond

Pour la beauté de cette jeune femme dans le train

Pour la drôlerie d’un homme à moustache

Pour le pèlerinage

Parce que c’est le printemps

Parce que vous avez toujours aimé les sacs distingués

Parce que Bill Murray, un peu, beaucoup, et qu’Adrien Brody aussi

Parce que “ça s’en va et ça revient, c’est fait de tout petits riens, ça se chante et ça se danse”

Le tout en musique maestro !

C’est si doux qu’on en mangerait

Allez-y…

Hearts

happyness

photo©Superconnasses

“C’est une faute éternelle des hommes que de s’imaginer la félicité comme la réalisation de leurs désirs”

Léon Tolstoï