Mercredi: CINÉCONNASSES

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 Merci Guitry.
J’ai assez peu d’amour pour les rétrospectives. Le côté « voici un homme, de A à Z, ce qu’il fut ce qu’il fit et prends ça dans ta gueule », je trouve que c’est parfois pénible et lourd. Surtout quand je me rends compte que je n’y connais rien et que j’ai encore d’énormes lacunes en histoire de l’art. Souvent, en sortant, j’abuse du Bordeaux, je me dis, allez, noie ton ignorance ma belle, c’est encore ce que tu fais de mieux.

    Sacha Guitry, soyons clairs, ne m’est pas le cinéaste, homme de théâtre, acteur, dessinateur ou que sais-je encore le plus familier du monde. Mais pour l’inauguration de l’exposition Sacha Guitry , une vie d’artiste mercredi 17 octobre, l’émission Tout Arrive de France Culture s’offrait une visite guidée exclusive avec Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque Française, et Jacques Nolot, dont le film, Avant que j’oublie – superbe, soit dit en passant- sortait le même jour. L’occasion était trop belle pour ne pas en profiter. J’ai donc suivi Arnaud Laporte et Antoine Guillot à la conquête de Sacha Guitry. Et les rétrospectives, surtout quand elles ne sont pas trop grandes, c’est bien.

Il y a plusieurs raisons d’y aller. D’abord, parce que c’est fait tout en finesse. Toubiana l’assume : « C’est prétentieux de monter une expo Guitry. Il s’est déjà tellement et si bien montré lui-même ».
Du coup, grâce est rendue à cet homme de lettres, homme à femmes, homme d’esprit, homme tout court. Pas de discours didactique. Pas de parcours infantilisant de type : ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut aimer, etc.
A commencer par la petite vidéo qui fait l’ouverture de l’expo et qui vaut à elle seule le déplacement. Elle fut tournée le jour de ses 70 ans, le 21 février 1955. Autobiographie express, il y raconte sa vie par tranches de 10 ans, à mesure qu’il souffle ses bougies. Et finit par ces mots : « 21 février 1885. Il ne s’agissait pas de rater mon entrée. Quand j’ai vu ma mère, j’ai su que la vie était belle. »
Le reste de l’expo s’attache à le prouver. Il faut donc y aller pour retenir son souffle en découvrant le cénacle d’artistes qui l’entoura dès ses premiers pas. Son père d’abord, Lucien, et puis Cocteau, Colette, Rodin, Yvonne Printemps qui fut sa femme, etc.
Pour les photographies aussi, qui permettent d’admirer ses looks, mariage de décontraction moderne et de distinction XVIIIème, les poses de ses nombreuses épouses assorties, toutes véritables icônes de l’élégance parisienne.
Enfin, et surtout j’imagine, il faut y aller pour le laver de toutes les offenses dont il a été victime, les cinéphiles lui refusant encore sa place dans la filmothèque idéale.
Pourtant, il avait vu dans le cinéma un moyen moderne de voyager, et il a utilisé cet outil en véritable visionnaire.
Dans Bonne Chance notamment, où il a recours à la voix-off, quelques 29 ans avant la pseudo-révolution du Pierrot le Fou de Godard.
Visionnaire aussi lorsqu’en 1916 il décide de filmer les copains artistes de son père en pleine action. Ces petits formats Super8 sont des perles. Sarah Bernhardt, Rodin, Capus l’écrivain et surtout Monet dans son atelier de Giverny, stupéfiant, que j’ai regardé en boucle pendant dix minutes. Guitry père du documentaire ? C’est possible…
Visionnaire rétrograde enfin lorsqu’il se sert du cinéma pour sauver un peu de son XIXème siècle adoré. Ok, ok, Si Versailles m’était conté n’est pas la plus grande prouesse de l’histoire de la pellicule. En même temps, le casting fait encore pâlir plus d’un chasseur de têtes. Jean Marais, Orson Welles, Jean-Pierre Aumont, Brigitte Bardot, Edith Piaf Jean-Louis Barrault, Bourvil, Mary Marquet, Gérard Philippe, Micheline Presle, Tino Rossi, Annie Cordy (Annie Cordy putain !!!) et j’en passe… A côté de ça, qui dit mieux ? Même , que je vénère absolument, sombre dans le dilettantisme.

Il faut aller voir Sacha Guitry, une vie d’artiste parce qu’en sortant, on croit à nouveau que la liberté existe, et qu’elle fait l’art, et que l’art, c’est cool.

Queen Mimosa III is THERE.

“c’est bien ce système d’interview par internet parceque on peut y repondre meme la bouche pleine…” ©QueenMimosaIII

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QueenMimosaIII on myspace

“Un mot préféré ?”
dans-ton-cul
je suis apres tout, la reine dans ton cul de l’electro glam-trash…

“Un mot détesté ?”
incontinence… vraiment je n’aime pas.

“Une drogue favorite ?”
les penis slaves: c’est les plus sucrés….le saviez vous?

“Un bruit préféré ?”
les pets vaginaux bien sur…
ma plus grande frustration…

“Un son détesté ?”
pas vraiment… je suis une vrai bitch auditive.

“La chanson que tu aurais aimé écrire ?”
j’aurais adoré ecrire D I Y des robots in disguise
la premiere fois que je l’ai entendue j’ai été blasé musicalement pendant une semaine…

“Un film /livre culte ?”
les idiots de lars von trier
promis, je l’ai meme vu deux fois
mon livre culte? y en a pas vraiment mais j’adore Vincent Ravalec

“Un juron favori ?”
“TA CHATTE salope!”

“Qui est à la table de ton dîner d’excellence ?”
les plus beaux chibres de France, les meilleurs electro clashers, une ratatouille de mes moules préférées mixée avec mon top friend et puis bien sur, les superconnasses!…

“Qu’aimerais-tu que St Pierre (et Miquelon) te dise aux Portes du Paradis ?”
“toi, tu es trop sexy… tu vas l’avoir ta clef…”

“Quel est le pire tue l’amour ?”
les odeurs bucales….arf…
c’est vraiment pas glam…

“Ta pire faute de goût ?”
voyons aucune…
ou alors c’etait à coup sur de l’avant gardisme…

“Un petit plaisir honteux ?”
j’adore les brulures indiennes au lit…
malheureusement tout le monde n’y pense pas…

“Et ta mère, elle en pense quoi?”
je ne suis pas sur qu’elle connaisse cette pratique…

“Le site web sur lequel tu zones ?”

“Le meilleur spot pour sortir à Paris ?”
le vendredi 14 decembre au YONO (marais)
j’y serais en concert…

“Ta superconnassitude ?”
j’ai des parts chez AMERICAN APPAREL

BKRW.COM SQUATTE L’ISSUE

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Bkrw.com, alias Black Rainbow Extraordinaire Magazine fête son premier anniversaire avec la belle expo INVOCATIONS de son DA Sebastien Pons à L’Issue, jeune et jolie petite galerie.

Souvenez-vous, le 38 de la rue Quincampoix : Facteur Céleste, espèce de magasin associatif de type commerce équitable des pauvres qui fabriquent pour les riches. Eux, c’est fini. Et à notre grande joie, puisque c’est L’Issue qui prend le relais.

Ce qui est très chouette à l’Issue, c’est que c’est un lieu comme il en faudrait plein, avec de l’enthousiasme et des projets dans tous les sens. Un mot d’ordre, « Travailler plus, mais juste pour le plaisir », me dit PY, maître des lieux. Ca donne un lieu d’exposition qui conjugue la création à toutes les formes : un studio son avec artistes en résidence pas piqués des hannetons, bientôt de l’édition et de la vente de disques, des ateliers pour les enfants, un petit café comptoir et quelques canapés chill-out… Bref, tout pour se dire que l’art, c’est cool.

Il faut donc y aller, et avant le 4 novembre , parce que Seb Pons déballe ses all over (Procédé qui conduit à une répartition plus ou moins uniforme des éléments picturaux sur la totalité de la surface du tableau qui semble se prolonger au delà des bords, éliminant ainsi le problème du champ, ndlr)

A la croisée des chemins de la BD, du street art, de la calligraphie japonaise et de l’abstraction américaine surgissent des personnages graphiques et frénétiques, des formes entêtantes et des couleurs acidulés. Explications :« J’ai commencé les all over quand j’étudiais à Sup Info Com. Je noircissais des formats A4 entiers de moutons. Le côté brouillon, croquis, me changeait du travail sur ordinateur, et puis j’ai voulu dessiner tous les moutons possibles. Ensuite, je suis passé à la spirale. Je ne faisais que des spirales. »

Monomaniaque, le garçon ?

« Un peu, reconnaît-il, mais j’ai surtout du plaisir dans l’abstraction, quand les yeux circulent. Ici, les personnages sont un prétexte. Ce qui compte, c’est la logique de la ligne. Au bout d’un moment, tout devient cohérent, les formes et les personnages, personne ne dérange personne. D’où INVOCATIONS. Je voudrais épuiser toutes les possibilités de personnages, et en même temps, je ne m’y attache jamais. »

Monomaniaque, le garçon ?

« En ce moment, il m’arrive de voir des monstres quand je me réveille, c’est assez flippant .»

www.lissue.com

www.bkrw.com www.desorient-express.com

En avoir, Please.

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COUILLE {kuj} n.f.

fam et vulg. 1. TESTICULE (surtout au plur.) — boule, burette, burne
EUGENIE (maniant les testicules de Dolmancé). - Et ces
boules, quel est leur usage et comment les nomme-t-on?
Mme de SAINT-ANGE. - Le mot technique est couilles…
Testicules est celui de l’art. Ces boules renferment le ré-
servoir de cette semance prolifique dont je viens de te
parler, et dont l’éjaculation dans la matrice de la femme
produit l’espèce humaine.
Sade, La philosophie dans le
boudoir.

Mes couilles, dit-il, mes couilles, les femmes elles avan-
cent bien en présentant les nichons, elles paradent avec,
les femmes, mes couilles, j’ai bien le droit de les offrir,
de les mettre en avant, et même, mes couilles, de les
présenter sur un plateau.
Jean Genet, Journal du voleur.

Loc. Se vider les couilles: éjaculer. - Loc. fig. Avoir des couilles, des
couilles au cul, du courage (s’emploie même à propos d’une femme)
(1847) Couille molle: homme sans courage (parfois écrit plaisamment
couyemol: G.Chevalier, Clochemerle) - En avoir plein les couilles; être
agacé, en avoir assez. - Casser les couilles à quelqu’un, l’ennuyer,
l’importuner. Mes couilles! rien à faire! Pas question! ( mon cul) - … de
mes couilles, se dit par dérision, pour déprécier. “On peut dire ce qu’on
veut, ça fait plaisir de se rencontrer avec une race supérieure. - Race
supérieure de mes couilles, dit Alexandre” (R. Merle, Week-end à Zuyd-
coote).
Partir en couille(s): se gaspiller, ne pas aboutir. “… Les gars de là-bas
ont aussi une expression pour désigner l’homme qu’une trop grande
souffrance a désagrégé. Il s’en va en couilles. (Jean Genet, Pompes
funèbres.)

Rouge Plaisir

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